De la chaleur du bitume à la fraîcheur du vivant : la métamorphose de la place Romy Schneider
Publié le
La lutte contre les îlots de chaleur urbains ne se joue pas uniquement dans les grands parcs, mais aussi au coin de la rue. À Fontaine, après avoir "libéré les sols" du béton à l'automne dernier, l'heure est venue de redonner sa place au végétal. Décryptage d'une opération citoyenne pour le climat.
La désimperméabilisation : première étape de l'adaptation
Souvenez-vous, en octobre 2025, une mobilisation citoyenne inédite avait lieu à l'angle des boulevards Langevin et Croizat. Des habitants, armés de pioches et de détermination, venaient à bout de près de 200 m² d'asphalte. Un geste qui n'avait rien d'anodin. Dans l’adaptation au changement climatique, la "débitumisation" est un levier majeur.
- Le problème du "tout béton" : en ville, les surfaces sombres emmagasinent l'énergie solaire le jour et la rejettent la nuit, empêchant la température de redescendre. De plus, elles empêchent l'eau de pluie de s'infiltrer (moins de 5% d'infiltration en zone urbaine classique), surchargeant les réseaux et augmentant les risques d'inondation.
- La solution "sol vivant" : en retrouvant la pleine terre, on permet au cycle de l'eau de reprendre ses droits et on prépare le terrain pour la climatisation naturelle la plus efficace qui soit : les arbres.
Le temps de la résilience : planter pour demain
Aujourd'hui, le projet des Portes du Vercors entre dans sa phase concrète de "renaturation". La terre est à nu, prête à accueillir la vie.
C’est pourquoi un nouveau chantier de plantation participatif est organisé le mardi 3 février après-midi. Le but ? Créer un îlot de fraîcheur actif. Les arbres et arbustes qui seront plantés joueront un rôle de brumisateur naturel grâce à l'évapotranspiration, tout en offrant de l'ombre aux passants et un refuge à la biodiversité locale. Une continuité logique après la réouverture de la petite Saône et l'extension du parc de la Poya.
Un chantier participatif : l'adaptation à portée de main
Parce que la ville de demain se construit avec ceux qui l'habitent, cette plantation est ouverte à toutes et tous. C'est l'occasion de comprendre concrètement comment, à l'échelle d'un quartier, on peut agir sur le climat global.
La matinée sera consacrée à la transmission, avec les élèves de l'école primaire Arlette Blanc. Et l'après-midi, c'est à vous de jouer. Que vous ayez participé à la casse du bitume ou que vous preniez le train en marche, votre aide est précieuse pour finaliser cette transformation.
Je m'inscris au chantier de plantation participatif du 3 février