De la chaleur du bitume à la fraîcheur du vivant : la métamorphose de la place Romy Schneider

Crédit photo : Philippe Tripier - Ville de Fontaine

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La lutte contre les îlots de chaleur urbains ne se joue pas uniquement dans les grands parcs, mais aussi au coin de la rue. À Fontaine, après avoir "libéré les sols" du béton à l'automne dernier, l'heure est venue de redonner sa place au végétal. Décryptage d'une opération citoyenne pour le climat.

La désimperméabilisation : première étape de l'adaptation

Souvenez-vous, en octobre 2025, une mobilisation citoyenne inédite avait lieu à l'angle des boulevards Langevin et Croizat. Des habitants, armés de pioches et de détermination, venaient à bout de près de 200 m² d'asphalte. Un geste qui n'avait rien d'anodin. Dans l’adaptation au changement climatique, la "débitumisation" est un levier majeur.

  • Le problème du "tout béton" : en ville, les surfaces sombres emmagasinent l'énergie solaire le jour et la rejettent la nuit, empêchant la température de redescendre. De plus, elles empêchent l'eau de pluie de s'infiltrer (moins de 5% d'infiltration en zone urbaine classique), surchargeant les réseaux et augmentant les risques d'inondation.
  • La solution "sol vivant" : en retrouvant la pleine terre, on permet au cycle de l'eau de reprendre ses droits et on prépare le terrain pour la climatisation naturelle la plus efficace qui soit : les arbres.

Le temps de la résilience : planter pour demain

Aujourd'hui, le projet des Portes du Vercors entre dans sa phase concrète de "renaturation". La terre est à nu, prête à accueillir la vie.

C’est pourquoi un nouveau chantier de plantation participatif est organisé le mardi 3 février après-midi. Le but ? Créer un îlot de fraîcheur actif. Les arbres et arbustes qui seront plantés joueront un rôle de brumisateur naturel grâce à l'évapotranspiration, tout en offrant de l'ombre aux passants et un refuge à la biodiversité locale. Une continuité logique après la réouverture de la petite Saône et l'extension du parc de la Poya.

Un chantier participatif : l'adaptation à portée de main

Parce que la ville de demain se construit avec ceux qui l'habitent, cette plantation est ouverte à toutes et tous. C'est l'occasion de comprendre concrètement comment, à l'échelle d'un quartier, on peut agir sur le climat global.

La matinée sera consacrée à la transmission, avec les élèves de l'école primaire Arlette Blanc. Et l'après-midi, c'est à vous de jouer. Que vous ayez participé à la casse du bitume ou que vous preniez le train en marche, votre aide est précieuse pour finaliser cette transformation.

Je m'inscris au chantier de plantation participatif du 3 février